Trump interroge Zuckerberg sur l’IA : sa réponse surprise fait le tour du monde

Trump interroge Zuckerberg sur l’IA : sa réponse surprise fait le tour du monde

Un dîner censé montrer la puissance technologique américaine s’est transformé en séquence virale qui expose la fragilité des géants de la Silicon Valley face au pouvoir politique.

Un dîner sous le signe de l’intelligence artificielle

À la Maison-Blanche, Donald Trump avait convié les patrons les plus influents du numérique, de Tim Cook à Bill Gates en passant par Mark Zuckerberg. L’ambiance feutrée et protocolaire ne laissait rien paraître, mais le message était clair : pousser les géants à investir massivement dans l’intelligence artificielle sur le sol américain.

Les discussionq ont tourné autour des montants que chaque groupe pourrait consacrer à la recherche, au développement et aux infrastructures. Pour Trump, il s’agissait d’un enjeu stratégique : afficher une détermination à renforcer la compétitivité des États-Unis dans une course mondiale.

Un moment de spontanéité inattendu

Tout a basculé lorsqu’une question présidentielle a pris Mark Zuckerberg de court. Interrogé publiquement sur la somme que Meta serait prêt à engager, il a annoncé un chiffre colossal : 600 milliards de dollars. Mais un micro resté ouvert a capté un aparté destiné à Donald Trump : « Je n’étais pas prêt… Je ne savais pas quel chiffre vous vouliez entendre. »

La phrase, reprise par plusieurs médias et amplifiée sur les réseaux sociaux, a fait le tour du monde en quelques heures. Elle a révélé un Zuckerberg hésitant, loin de l’image millimétrée qu’il cultive habituellement. Ce moment brut a mis en lumière la pression qui pèse sur ces dirigeants lorsqu’ils doivent afficher des engagements spectaculaires devant le pouvoir exécutif.

Des promesses chiffrées plus politiques que stratégiques

Pour de nombreux analystes, ce genre de promesse publique relève autant de la communication que d’une véritable stratégie industrielle. Les patrons multiplient les annonces d’investissements records pour rassurer l’administration et maintenir un climat favorable.

Mais la maladresse de Zuckerberg tranche avec cette mécanique bien huilée. Elle illustre la tension entre des attentes politiques de plus en plus fortes et une Silicon Valley parfois contrainte de se prêter à l’exercice sans plan concret derrière les chiffres avancés.

Bill Gates, Sundar Pichai et les autres temps forts de la soirée

L’incident n’a pas éclipsé les autres interventions. Selon CNN, Bill Gates a mis en avant les progrès de l’IA médicale, établissant un parallèle avec l’opération Warp Speed lancée durant la pandémie. De son côté, Sundar Pichai a évoqué le revers judiciaire récent de Google, trouvant dans cette reconnaissance présidentielle une forme de soulagement.

Ces échanges montrent comment ce type de dîner dépasse le simple protocole : il sert aussi à orienter la perception publique et à influencer les régulateurs.

Quand la tech croise la diplomatie

Au fil des plats, la conversation a quitté le terrain de la technologie. Donald Trump a abordé la guerre en Ukraine, reconnaissant les difficultés diplomatiques, mais réaffirmant sa volonté de parvenir à un accord, comme l’a noté MSNBC.

La politique intérieure s’est aussi invitée à la table. Le président a pris position contre la candidature du démocrate Zohran Mamdani à la mairie de New York, tout en laissant entendre qu’Eric Adams, maire actuel, pourrait rejoindre son gouvernement.