Alphabet, la maison mère de Google, signe un début d’année tonitruant, porté par la recherche, le cloud et une galaxie d’abonnements qui grossit à vue d’œil.
Alphabet frôle les 110 milliards de dollars de revenus
Google n’a visiblement pas raté son entrée en 2026. Au premier trimestre, Alphabet a généré 109,9 milliards de dollars de chiffre d’affaires, en hausse de 22 % sur un an. Une performance tirée par ses activités historiques, mais aussi par deux relais devenus centraux : le cloud et les abonnements payants.
La branche Google Services, qui regroupe notamment la recherche, la publicité, YouTube et les abonnements, atteint 89,6 milliards de dollars, soit une progression de 16 %. Le moteur reste publicitaire, mais la mécanique se diversifie. Google ne dépend plus seulement de ses liens sponsorisés ou de YouTube Ads pour faire tourner la machine.
Les abonnements Google changent de dimension
Le groupe revendique désormais 350 millions d’abonnements payants à travers Google One, YouTube et ses autres services. YouTube Premium, YouTube Music et les offres liées à Gemini jouent un rôle majeur dans cette montée en puissance.
La dynamique est particulièrement forte du côté de l’IA. Gemini Enterprise affiche une croissance de 40 % d’un trimestre à l’autre de ses utilisateurs actifs mensuels payants, signe que Google commence à transformer ses modèles en produits récurrents.
L’IA dope aussi le moteur de recherche
Longtemps présentée comme une menace pour Google Search, l’intelligence artificielle devient au contraire un accélérateur. Sundar Pichai affirme que les requêtes sur Google ont atteint un record historique, portées par les nouvelles expériences intégrant l’IA.
Le message est clair : Google veut prouver que l’IA ne cannibalise pas son moteur, elle le relance.
Google Cloud profite à plein de la demande en IA
Le cloud est l’autre grand gagnant du trimestre. Google Cloud a vu ses revenus bondir de 63 %, à environ 20 milliards de dollars, grâce à la demande des entreprises pour ses infrastructures et produits d’IA.
Cette progression installe Google Cloud comme un pilier de croissance beaucoup plus solide qu’il y a quelques années. Le carnet de commandes dépasse même 460 milliards de dollars, preuve que les entreprises ne testent plus seulement l’IA : elles commencent à l’industrialiser.
Google veut verrouiller tout l’écosystème
Recherche, cloud, YouTube, Gemini, Google One : Alphabet avance désormais avec un modèle intégré. L’IA irrigue les produits grand public, renforce les offres professionnelles et justifie des investissements massifs dans l’infrastructure.
Pour Google, le pari est limpide. Faire de l’intelligence artificielle non pas un produit isolé, mais la colonne vertébrale de tout son écosystème. Au vu de ce premier trimestre 2026, la stratégie commence déjà à produire ses effets.
